Hanegbi said Wednesday, after the bill was passed by his committee, that lawmakers wanted to grant additional authority to the already-existing body, which currently suffers from a lack of prestige and difficulty in recruiting quality manpower. Until now, the NSC has not – unlike other security-related organizations – enjoyed the status of an official law outlining its mandate.
Hanegbi complained that in the past, prime ministers tended not to pay attention to recommendations made by the NSC, leading to situations in which extra-governmental forums and hastily-made decisions served as the basis for government policy.
In its new and improved role, the NSC will now be responsible for gathering and processing the recommendations and analyses offered by Israel’s many security and defense agencies, and will present them to the prime minister and the cabinet. The advantage of such a body, said Dotan, was that it would enable a more balanced and thought-out level of planning.
Source: Jerusalem Post
La Knesset vient d’approuver la reconnaissance du National Security Council (NSC) Israélien comme un « organisme officiel » au même titre que le Mossad et le Shin Bet (General Security Services), ce en accord avec les recommandations de la Commission Winograd. Son activité doit désormais s’imposer au niveau des prises de décisions du Premier Ministre. Le NSC a toujours eu un rôle consultatif. Il a été fondé en 1999 et est actuellement dirigé par le général (res.) Dani Arditi.
La fonction du NSC est triple. IL doit proposer une vision stratégique dans le cadre de conflit armé ou de crise qui intègre les dimensions militaire, politique, économique et diplomatique dans le cadre des conflits et des crises. Il doit proposer une analyse critique des positions des différents départements en charge de la défense et de la sécurité et mettre en avant ces propres recommandations. Il doit renforcer l’expertise du pouvoir politique – et de fait son pouvoir en tant que tel – dans le cadre de conflits armés ou de crises.
La tâche était difficile en ce sens que les deux premières fonctions supposaient de s’immiscer entre le Cabinet et les trois « monstres » de la sécurité israélienne, les FDI, le Shin Bet et le Mossad et que la troisième n’avait que peu d’importance alors que les Premiers Ministre ou les Ministres de la Défense successifs entretenaient des rapports très étroits avec l’armée (à l’exception notable du duo Olmert/Peretz qui ne dura pas très longtemps).
La première idée en rapport à la création d’un organisme de contrôle qui puisse faire l’interface entre le domaine politique et militaire (ce que n’est pas le NSC actuellement) fit suite aux recommandations de la Commission Agranat, à l’issu de la Guerre du Kippour en 1973. Il s’agissait encore une foi de fournir au gouvernement une expertise qui ne dépende pas exclusivement de l’armée ou du renseignement. Le Ministère de la Défense Ariel Sharon tenta de mettre en place une Unité de Sécurité Nationale en 1981, composée d’officiers supérieurs, au sein du Ministère. Elle fut dissoute en 1983, sous pression de l’armée dès que Sharon quitta son poste. Le Premier Ministre, dans le courant des années 1970 tenta de faire doubler le travail du Département Acquisition de la Direction Renseignement des FDI par un département du Ministère des Affaires étrangères – sans succès. De même, à la fin des années 1980, la Division Planification de la Direction Logistique (actuelle Direction logistique, santé et infrastructure) fut mise à profit par le Premier Ministre sans que le résultat soit très satisfaisant.
Ariel Sharon, alors Premier Ministre, mis en place, au cours de la Seconde Intifada au début des années 2000, une Direction des Affaires Stratégiques en charge de l’interface entre le Ministre de la Défense et le Chef Etat-major des Armées. Il s’agissait alors d’une période de tensions très importante entre le Ministre de la Défense, Benjamin Ben Eliezer et le CEMA, et futur Ministre de la Défense, le général Saul Mofaz soutenu par Sharon. Le projet avait été envisagé par Shimon Péres alors, Premier Ministre, à la fin des années 1980.
