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Archive for the ‘Seconde Guerre du Liban’ Category

Israel is Seeking to Achieve ‘Land Dominance’ in the Battlefield

Addressing the call for better maneuverability, the IDF Plans to Increase Land Forces Survivability

How Should Israel Reinstate its Land Maneuver Capability?

Precision Attack is Transformational for the Ground Battle

Defense-update a mis en ligne un petit dossier sur une conférence tenue le 17/09 qui réunissaient quelques personnalités des FDI et particulièrement du Mazi. L’objet de la conférence était une prospective tactique sur la manœuvre terrestre.

Les FDI , avec leur nouvelle programmation militaire, quitte la préparation de la conduite du conflit de basse intensité pour l’idée d’une confrontation hybride: « The modern battlefield is not homogenous as it used to be », indique le general Naveh (ex CO du Commandement Centre) « a target set usually includes a mix of armored, fortified, mobile, underground, commando and irregular elements, armed with stand-off, and close-in anti-tank weapons and Improvised Explosive Devices (IED), operating in close vicinity, or within the civilian population. » On mesure l’influence de la Seconde Guerre du Liban. Eschel définit à ce titre un « high intensive, asymmetric warfare ».

Les idées présentées ne sont pas nouvelles. On retrouve le grand thème des réflexions post-2006 : les forces terrestres, blindées et bardées de protections électroniques, sont remises à l’honneur. L’idée de Brigade agissant comme des groupements tactiques interarmes (ou inter-corps pour respecter la terminologie des FDI) en liaison étroite avec les FAI dans le cadre d’un système de numérisation du champs de bataille était déjà présent dans la programmation Kela. Néanmoins, il constitue un résumé de l’état des FDI – le volet terrestre essentiellement- deux ans après le choc de 2006. On y trouve par ailleurs quelques informations: la Brigade Golani devrait être la première à touchées les nouveaux blindés Namers, deux systèmes anti-missiles destinés en priorité aux Merkava 4 sont pour l’heure en évaluation par les FDI, Iron Fist (IMI) et Aspro-A, l’ex-programme Trophy (Rafael). Ils devraient à terme aussi équiper les Namers. 100 dispositifs ont étés pour l’heure commandés par les FDI.

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La programmation militaire de 2008 – « Tefen 2012 »

La principal influence de Tefen 2012 est bien sur la Seconde Guerre du Liban. Considérée comme un échec, la confrontation avec le Hezbollah généra plusieurs enquêtes à tous les niveaux de la direction politique et stratégique d’Israël. Sur le strict plan des forces armées, deux commissions furent constituées dans l’immédiat après-guerre.
(suite…)

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Outre les cartes de Stratfor:

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La chronologie est en ligne avec les quelques cartes produites par Stratfor. Les cartes ont étés réalisées « à chaud » et il y a quelques petites coquilles, mais rien qui n’enlèvent à celle-ci leur qualité pour un suivit des opérations au quotidien.

Août 2006 et Juillet 2006.

Pour une chronologie plus complète (opérations des FAI et suivi de la crise), voir Divine Victory, par William Arkin.

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Pour l’instant, il s’agit de la documentation accessible sur internet (et de loin la plus riche). Il manque les publications papiers et notamment les articles de la presse spécialisée, JDW, DSI, Raids etc…

Et… et… les forums israéliens (ici ou pour ne prendre que les plus connus), très riches en informations difficiles à obtenir en anglais, souvent de première main ou tirés des publications en hébreu (et la liste est longue).

J’ai laissé volontairement de côté l’essentiel des articles de presse « à chaud ». Toute addition est vraiment la bienvenue!

Références:

Incontournables:

A consulter:

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« Si le Kippour avait été aussi filmé et télévisé, on l’aurait arrêté tout de suite. »
Un israélien – Propos rapportés par Annette Lévy-Willard.

L’objet de cette chronologie est d’apporté une vision complète, à défaut d’être détaillée, des opérations militaires des Forces de Défense Israéliennes (FDI) au Liban en Juillet-Août 2006.

Complète parce qu’elle permet de comprendre le pourquoi et le comment de ces opérations, sur le plan opérationnel c’est à dire en fonction des objectifs de la stratégie militaire des FDI, et sur le plan tactique. A défaut être détaillé, parce que d’une part je ne connais pas l’hébreu, ce qui me coupe de l’essentiel des sources disponibles du point de vue israélien- d’autre part, il s’agit d’un conflit d’actualité sur lequel les informations sont nécessairement disparates et incomplètes quelque fois contradictoire ou erronnées. [1] Il s’agit d’une base à partir de laquelle une étude sérieuse peut être entreprise et une aide de lecture pour qui souhaite aborder ce conflit.

Cette chronologie devait à l’origine être une aide pour aborder les études et articles sur le sujet. Aussi, je n’avais pas pris la peine de « sourcer » les différentes entrées. Les principales sources seront mentionnées dans une bibliographie qui sera mis en ligne sous peu – en ce qui concerne les quotidiens, une recherche peut être effectuée sur leur site. Je serais ravi de pouvoir échanger sur le sujet si quelqu’un désire une précision ou souhaite relever une erreur.

L’ensemble est pensé avant tout comme une base sur laquelle une étude sérieuse peut être amorcée. Une chronologie détaillée sera mis en ligne sous peu.

[1] La première étude complète vient tout juste d’être publiée en anglais (34 days – Harel et Issacharoff) et elle n’aborde la dimension militaire que de manière très succincte. Il existe néanmoins de très bonnes études sur différents aspects de la guerre.

La stratégie militaire israélienne : buts, objectifs et influences

La stratégie militaire israélienne au niveau des opérations terrestres est influencée par plusieurs facteurs

1) Les buts de guerres fixés par le Premier Ministre et son Cabinet définissent les objectifs militaires.

  • Selon Cordesman, il s’agit de réaliser :

a) La destruction du « Commandement Ouest » iranien, comprise comme l’impossibilité pour l’Iran d’utiliser le Hezbollah comme un atout stratégique contre Israël
b) Le rétablissement de la crédibilité de la dissuasion israélienne, jugée amoindrie par le retrait du Liban Sud en 2000.
c) Forcer le gouvernement libanais à maîtriser le Hezbollah.
d) La réduction significative de la force militaire du Hezbollah – ce qui est consécutif du premier point.
e) Récupérer les deux soldats capturés sans passer par un échange avec le Hezbollah.

  • Selon Ben Meir, il s’agit de, briser le Hezbollah, restaurer la dissuasion israélienne, changer la réalité du Sud Liban. Les objectifs impliqués seraient, selon l’auteur :

a) Le retour des deux soldats échanges de prisonniers.
b) La réduction à défaut de la neutralisation du Hezbollah au moyen de la destruction de son arsenal de roquettes et de ses combattants- principalement le haut commandement.
c) L’affaiblissement du statut de la milice chiite au Liban et dans le monde arabe au moyen du minage de sa force militaire, de ses symboles et de son image.
d) L’élimination de la présence du Hezbollah à la frontière et le déploiement de l’armée libanaise au Liban Sud.
e) L’établissement de mécanismes destinés à désarmer le Hezbollah de ses missiles lourds et de prévenir l’acquisition de nouveaux.

  • Le PM Ehud Olmert, dans son discours du 17/07 à la Knesset, lista les conditions suivantes pour l’arrêt des combats :

a) Le retour des soldats fait prisonniers.
b) Un cessez-le-feu inconditionnel.
c) Le déploiement de l’armée libanaise sur le totalité du Sud du Liban et le retrait du Hezbollah du Sud Liban en accord avec la résolution 1559 de l’ONU.

2) Les planifications militaires antérieures au début des hostilités. Le plan d’opération « Défense de la terre » (« Defense of the Land »), mis au point entre 2000 et 2002 qui combinait plusieurs jours de frappes intensives sur de cibles du Hezbollah et des forces syriennes alors stationnées au Liban suivit d’une opération d’envergure menée par 3 divisions, dont une engagée dans une action héliportée au niveau du Litani, destinée à contrôler – et non occupé – le Liban Sud pour une durée de 6 semaines. Durant ce laps de temps une série de raids auraient pour objectifs de réduire considérablement la menace du Hezbollah via l’attrition de son personnel combattant et la neutralisation de ces bases de roquettes au Sud Liban. L’ancien CEMA Moshe Yaalon, résumait, peu après la fin de la guerre : «The ground entry was supposed to be carried out speedily, for an allotted time, without the use of tanks and without entering houses or built-up areas. Because of our awareness of the anti-tank missile problem and our awareness of the bunkers and of the fact that the routes are mined, the intention was to activate the IDF in guerrilla modalities. That was the operational idea, that was the plan and that is how the forces were trained. » Le plan d’opération « Marée Elevée » (« Elevated Waters »), mis au point entre 2005 et 2006, suite au retrait des forces syriennes du Liban reprendra les grandes lignes de « Défense de la Terre », exception faite des frappes sur les forces syriennes. Selon un officier de réserve des FDI, Ron Tira – en service aux Forces Aériennes Israéliennes – les plans israéliens se décomposaient en deux volets, une série de frappes aériennes – « Brise Glace » (« Icebreaker ») – sur une durée de 48h00-72h00 et « Mey Arom » (« Marée Haute») qui donnait à la fois la mobilisation des réserves des FDI et une opération d’envergure au Liban Sud destiné à repousser les éléments du Hezbollah au Nord du Litani. Les deux plans devaient être mis en œuvre au même moment, les réserves étant mobilisées alors que les frappes étaient en cours. Les caractéristiques de cette planification tenaient en :

  • l’importance de la dimension aérienne, alors qu’il s’agit de causer de grands dommages au Hezbollah sans reposer sur une action terrestre prolongée – soit l’occupation du terrain sur lequel opère la milice chiite.
  • la combinaison d’un volet terrestre et aérien- l’un ne pouvant exclure l’autre dans la logique de la planification : pas de dommages conséquents sans l’utilisation de l’arme aérienne à partir du moment ou une opération terrestre est aussi limité dans le temps (6 semaines), dans l’espace (le Liban Sud) et dans ses objectifs (contrôler sans occuper) mais aussi par la peur des pertes envisagée – pas de dommages suffisants sans une intervention majeur au Sud Liban, notamment en ce qui concerne l’appareil offensif du Hezbollah, les roquettes et leur vecteurs.

3) L’expérience des conflits de basse-intensité, terminologie d’origine israélienne, qui définie un conflit armé entre deux acteurs caractérisé par la dissymétrie des moyens et l’asymétrie des stratégies et des organisations, voir des valeurs et des perceptions. Ce type de conflit est caractérisé par une durée plus importante et par la létalité moindre des armements employés, par comparaison avec un conflit armé opposant deux adversaires disposant de moyens similaires. La conduite de la Seconde Intifada par les FDI, qui a été considéré comme une victoire, reposait principalement sur un renseignement de premier ordre et des frappes de précisions au niveau des moyens et sur la combinaison de la destruction des organisations sur le plan opérationnel (« destroy terrorism by force » PM Ariel Sharon)et de l’affaiblissement de la volonté à voir dans la violence armée un moyen de faire plier Israël (« burn into its [the palestinian side] consciousness that terrorism and violence have no chance of leading to any achievement which translates into Israeli surrender.» Gen Moshe Yaalon). A ce titre, l’un des débats majeurs au sein des FDI au cours de la Seconde Intifada toucha à l’importance relative de la coercition sur la destruction. La première s’oriente vers l’image et le symbole soit l’imaginaire, la seconde sur les moyens soit la réalité de l’efficacité de l’organisation adverse. La première conception recherche à montrer ou à suggérer la défaite ou la victoire, la seconde à démontrer et à prouver la défaite ou la victoire. La nouvelle doctrine stratégique israélienne, publié et distribué au sein des FDI en Avril 2006, devait traduire cette nouvelle conception et présentait la victoire en terme de « conscience de la victoire » et la défaite en terme de « perception cognitive de la défaite » par l’adversaire. Cette approche n’est pas exclusivement le fruit de l’expérience des conflits de basse intensité par Israël mais aussi des concept doctrinaux américains au niveau de la puissance aérienne, dont l’influence sur les FDI est fonction autant du lien fort qui existe entre les institutions militaires des deux pays, que de l’utilisation de moyens et de technologies similaires et de conceptions stratégiques opérationnelles proches (maximiser l’avantage en terme d’armement de précisions, éviter les pertes humaines alliés notamment). Ainsi, les Opérations Basées sur les Effets, dernier concept stratégique produit par le Pentagone, se définissent comme « un processus pour obtenir un résultat stratégique désiré ou un effet sur l’ennemi à travers l’application synergistique et cumulative de toutes les capacités militaires et non-militaires à tous les niveaux du conflit. ». Dans cette optique, l’armement de précision doit permettre de toucher rapidement et de loin les centres de gravités d’un adversaire conçu comme un système composé d’éléments militaires, politique et civil de manière à influencer la volonté de l’adversaire à continuer le combat sans pour autant s’engager dans une action de destruction ou d’attrition, contre l’intégralité de l’organisation militaire adverse – action plus longue, plus coûteuse et ne pouvant être assurée par les seuls moyens-feu. Kela « 2008 », la programmation militaire israélienne de 2004, devait valider la nouvelle conception israélienne, les FDI, une « small, smart army », constitue une « border patrol rich in precisions weapons » capable de déployer rapidement un petit corps de troupes de grande qualité et une aviation de premier ordre dans la cadre d’opérations très courtes ou des frappes denses, soutenues et très précises doivent faire plier l’adversaire.

4) La volonté d’éviter au maximum les pertes humaines ainsi qu’une situation ou Israël serait contrainte d’assurer l’occupation d’un sol étranger. Le premier point s’explique autant par la sensibilité accrue des israéliens aux pertes humaines que part la volonté des responsables israéliens de ne pas s’engager dans une action comprise dès l’origine comme non décisive (la destruction du Hezbollah – tout comme des plates-formes de lancement de roquettes n’est pas considérée comme réalisable) de telle manière que les pertes humaines ne soient pas en relation avec les résultats de l’opération militaire. Le second point fait référence au désir d’Israël de ne pas se retrouver dans une situation similaire à celle qui suivie l’opération « Paix en Galilée »,ou les FDI entrèrent au Liban en 1982 pour ressortir en 2000 – ainsi, « Marée haute » entend explicitement assurer un contrôle du Sud Liban, non une occupation.

5) Les précédentes opération militaires des FDI au Liban. Les opérations « Responsabilité » (« Accountability », Juillet 1993) et « Raisins de la Colère » (« Grapes of Wrath, Avril 1996) avaient pour point commun, sur le plan opérationnel, l’utilisation de feux de précisions dirigés de la terre, de la mer ou de l’air. Si les résultats de ces opérations militaires furent mitigés (un accord non écrit avec le Hezbollah préservant la population israélienne des tirs de roquettes en 1993 et un arrêt brutal des opérations suite à une erreur de tir et de lourdes pertes civiles en 1996), les avantages du mode d’opération restait supérieur aux inconvénients – Israël conservait la possibilité de frapper avec précision au Liban et de causer de grands dommages aux parties en présence (Etat libanais, Hezbollah et Syrie jusqu’à son retrait) susceptible d’influencer actions et décisions, ce tout en évitant d’exposer ses soldats et d’être présent pendant un laps de temps important sur le territoire libanais.

6) La présence militaire sur le territoire comme condition de la victoire. L’opération « Bouclier Défensif » (« Defensive Shield »), la prise de contrôle de la zone A palestinienne en Cisjordanie en 2002 au cours de la Seconde Intifada, marqua profondément la pensée stratégique israélienne. Elle est considérée de manière unanime comme le tournant de la confrontation militaire en faveur d’Israël ce dans le cadre des délicats conflits de basse intensité. Néanmoins, elle impliquait un déploiement de troupes massif, dans le cadre d’une opération risquée (combats urbains notamment) et visait l’occupation d’un territoire – source de problèmes en terme de coût, de monopolisation de ressources et de risques de pertes humaines sans compter les problèmes d’ordre politique, domestique et internationale, et juridique. Ainsi si l’occupation du territoire est perçue comme une condition de la victoire, l’idée selon laquelle celle-ci pourrait être obtenue sans passer par l’occupation reste d’actualité. En somme, l’idée de « Bouclier Défensif » n’est pas une solution miracle, et qui plus est, elle n’est pas non plus une solution applicable à toutes situations – le Liban n’est pas la Cisjordanie. L’idée de « Défense de la Terre » est ainsi l’adéquation de frappes aériennes avec un contrôle provisoire– et non une occupation –, qui préfère le raids à partir d’une série de bases plutôt que le quadrillage d’un périmètre.

Il s’agit donc pour l’Etat-major des FDI, d’affaiblir le Hezbollah via la réduction significative de son potentiel militaire, au moyen d’une opérations aérienne de grande ampleur suivie par une opération terrestre sur l’intégralité du Sud Liban. Cette opération est problématique puisqu’elle suppose que les FDI soit confronter aux deux dangers que représentent les pertes humaines importantes et la possibilité d’être contraint d’occuper un territoire pour une durée indéterminée. Le plan d’opération existant apporte une réponse qui ne peut néanmoins pas être comprise comme une solution. Par ailleurs, les FDI doivent agir de manière à rétablir la crédibilité de la dissuasion israélienne dont le composant essentiel est l’image de puissance.

Selon Zeev Schiff (10/06), le CEMA Dan Halutz présenta au Cabinet les « buts stratégiques » des FDI le 13/07. Le document listait les objectifs suivants :

1) Renforcer la dissuasion israélienne et forger de nouvelles relations avec le Liban (« Deepening Israel deterrence in the expanse and shaping relations with Lebanon.”)
2) Cessation des activités terroristes à partir du territoire libanais.
3) Pousser le gouvernement libanais et la communauté (establishment) internationale à réaliser la responsabilité, en particulier au niveau du conte du Sud Liban.
4) Faire pression sur le Hezbollah pour assurer le retour des soldats capturés tout en causant des dommages significatifs au mouvement et en réduisant l’influence et l’implication iranienne.
5) Laisser la Syrie en dehors du combat et réduire la connexion avec la dimension palestinienne.

De l’attrition et du symbole à la conquête du territoire

Les FDI développèrent 11 plans d’opérations de théâtre (Changement de direction 1-11 – « Change of Direction ») impliquant une ou plusieurs divisions et mirent en oeuvre 6 opérations de secteurs (Toile d’Acier 1-6 – « Web of Steel ») impliquant une ou plusieurs Brigades. Les opérations de théâtre étaient planifiées sous commandement d’une division ou du Commandement Nord, les opérations de secteurs, sous commandement d’une division ou d’un état-major de Brigade, qui prenait alors en charge plusieurs Brigade.

13-17/01 – Changement de Direction 1 : frappes de quatre jours sur les forces et les positions du Hezbollah, principalement aériennes.

14-19/07 – Actions de forces spéciales, sous commandement de la 91e Division. L’unité Maglan –et probablement d’autres unités de forces spéciales (Egoz, Shaldag ?) – a pour objectifs la capture de hauteurs et, selon le Gen. (res.) Naveh, la localisation des lanceurs de roquettes dans la région de manière à guider les frappes aériennes : « These guys hid in the area and identified, in real time, and they managed to intercept launchings by guiding fixed-wings. In most cases, by guiding armed RPVs [Remote Piloted Vehicules] capable of really shooting very quickly. In fact the whole idea of this joint team was Special Forces, very effective intelligence circles, and he assigned all these RPVs to these teams. They were capable and he maintained, in each region, certain levels – 12 or 15 RPVs. They were able to really identify and kill, and they managed to kill about 50 launchings. » Les instructions au Commandement Sud, au 13/07 stipulaient :
1) Une frappe très dure sur le Hezbollah.
2) Des préparatifs pour secourir les soldats enlevés.
3) Des préparatifs pour détruire les forces du Hezbollah à la frontière.
4) La planification d’une attaque sur le village de al-Ghajar (Ghajjar, Rajar)
5) Une action visant à interférer (interfere) avec le tirs des roquettes du Hezbollah.

20-22/07 – Toile d’acier 1 : Sous commandement de l’EM de la 300e Brigade, le 101e Bataillon parachutiste et le Bataillon de reconnaissance de la 35e Brigade parachutiste avec l’unité Egoz et le 82e Bataillon de la 7e Brigade blindé entre en action sur Maroun al-Ras. Il s’agit du premier raids d’importance lancé par les FDI avec pour objectif d’exercer une forte pression sur le Hezbollah, au moyen de l’attrition de ses forces à la frontière, en évitant toute occupation et en limitant au maximum les pertes amies. Le général Benny Gantz, commandant l’état-major des forces terrestres, devait parler d’un “assaut-piano” – les forces frappent et se retire pour frapper à nouveau, sur une autre location.

24-28/07 – Toile d’acier 2 : Sous le commandement de la 91e Division ( ?), la Brigade Golani (51e Bataillon et Bataillon de reconnaissance), la 401e Brigade blindée (52e Bataillon), l’unité Egoz, la 35e Brigade (101e Bataillon) et la 7e Brigade (75e Bataillon) participent à une opération sur Bint Jbail. Le corps de la troupe est constitué par la Brigade Golani et la 35e, soutenu par les chars de la 7e. L’opération devait durer 48h00 – selon les mots du chef du Commandement Nord : « You’re going in, killing as many terrorist as you can and then coming out. » .

29-??/07 – Toile d’acier 3 : Les 401e Brigade blindée, Brigade NAHAL et le 13e Bataillon de la Brigade Golani sont engagée à l’Est de la frontière libanaise principalement dans le secteur d’al-Taybeth, de Kfar Kila et d’Al Adayseh. L’objectif donné par le Gen. Halutz est très clair, il s’agit de tuer un maximum de miliciens du Hezbollah. Les forces engagées au niveau d’al-Taybeth doivent ainsi neutraliser 110 miliciens.

31-??/07- Toile d’acier 4 : La 35e Brigade avec le soutient d’une Brigade blindée, la 7e probablement, puis d’éléments de la Brigade Golani sont engagées sur Aiyt a-Shab.

??/ ?? – Toile d’acier 5 : Action des FDI dans le secteur de Rajmin : la 188e Brigade est engagée, sous contrôle tactique de la 609e Brigade, la première unité de réserve engagée au Liban.

31/07 – 09/08 – Changement de Direction 8 : L’objectif du plan d’opération est le contrôle du territoire, précisément, l’ancienne zone de sécurité sur un périmètre de 6km à partir de la frontière libano-israélienne. L’opération est d’envergure : les premières unités de réservistes sont engagées et trois divisions de réserves sont mobilisées. La 91e Division et, vraisemblablement la 162e Divison et probablement la 98e Division assurent la mise en œuvre du plan d’opération, sous supervision du Commandement Nord. Toutes les Brigades d’active, ainsi que la 609e Brigade de réserve, sont alors engagées (Golani, NAHAL, 7e, 35e, 188e, 401e ) dans les opérations d’attritions lancées les 29/07 et 31/07. Les 2e et 551e Brigade de réserve furent toutes deux engagées aux cours de l’opération. Il est très probable que d’autres unités de réserve aient participées à l’opération alors qu’elles achevaient leur concentration à la frontière.

04/08 – ?? – Changement de Direction 10 : Opération menée par la 91e Division dans le cadre général – semble-t-il – de Changement de Direction 8, au niveau des localités d’Aiyt a-Shab et Bint Jbail. L’objectif de l’opération, en dehors d’une déclinaison de Changement de Direction 8, semble avoir aussi été d’apporter un ensemble de symboles de victoire destinés à masquer les échecs médiatisés des dernières semaines, particulièrement à Bint Jbail. Ainsi, l’ordre d’opération de la 35e Brigade indiquait précisément l’image d’un drapeau levé sur l’objectif de la Brigade, un ancien casernement des FDI au Nord de la ville.

11/08-13/08 – Changement de Direction 11 : Il s’agit de la plus grande opération terrestre de la guerre. Elle implique quatre divisions, la 91e au Sud, la 162e à l’Est, la 366e au Nord Est et la 98e pour une opération aéroportée. L’action décisive doit être assurée par les 162e et 98e responsable respectivement d’un mouvement Est-Ouest le long du Litani jusqu’à l’Est de Tyr, et d’une opération aéroportée au Sud du Litani en prévision d’une liaison avec la 162e Division. La 91e Division doit continuer sa poussée vers le Nord et la 366e Division sécuriser le flanc de la 162e en prévision d’une éventuelle intervention syrienne. L’opération a trois objectifs : réduire les tirs de roquettes sur Israël, restaurer la dissuasion israélienne au moyen d’une action brutale, de grande ampleur et décisive, obtenir une image de victoire. La totalité des Brigades disponibles semblent avoir été engagées, à des degrés divers.

Quelques remarques élémentaires

  • Il existe une graduation très marquée dans l’importance des opérations (volume de troupe, objectifs, théâtre d’opération).
  • Jusqu’à « Changement de Direction 8 », le but n’est pas d’occuper le terrain, même temporairement. Il s’agit tout d’abord d’épauler l’action de l’aviation (forces spéciales et drones) , puis de compléter son action (infanterie légère et appui blindé). Les forces terrestres rentrent cette fois directement en action contre les équipes du Hezbollah. Il s’agit finalement de causer des pertes au Hezbollah et d’engager des frappes symboliques (sur Bint Jbail notamment). L’essentiel des ces actions ont étés menées par la 91e Division.
  • « Changement de Direction 8 » marque un tournant important. Les FDI sont engagées en force, les 91e et 162e emploient toutes leurs Brigades et les unités de réservistes sont déployées en masse. L’occupation du terrain est donné comme objectif. Dans la mesure ou cette occupation ne peut qu’être temporaire, les buts semblent être de compenser les échecs précédents par le déploiement en force de la puissance israélienne et la destruction des moyens du Hezbollah, matériel et personnel, sur la frontière.

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Who’s the real ennemy?

Le général (res.) Giora Eiland, ancien patron du Conseil de sécurité isrélien et membre du très réputé Institute for National Security Studies présente sa vision du conflit entre Israël et le Hezbollah. Le thème était déjà présent dans un de ces articles de la revue Strategic Assessment, sorte de typologie des conflits armés contemporains sur fond de la SEconde Guerre du Liban.

Pour Eiland, l’ennemi n’est pas le Hezbollah mais bien le Liban.

The major issue is the one that was also at play in the previous war – I am talking about the wrong answer to the following key question: Who is the enemy?

The State of Israel declared war on the wrong enemy, and therefore it failed to win. It is impossible to defeat an effective guerilla group when the following is true: It operates from the territory of another country; it enjoys the full backing and support of that country; that country (Lebanon) is immune to an Israeli response. 

Il présente une situation ou le gouvernement libanais représente l’obstacle à la défaite du Hezbollah et donc de fait la source de la puissance de la milice Chiite. La planification stratégique des FDI, au cours de la Seconde Guerre du Liban, ne donnait pas la défaite du Hezbollah comme but stratégique mais la réduction significative de la force militaire du Hezbollah. Ce de manière à ôter à l’Iran ce que Cordesman définissait comme son « Commandement Ouest ». En ce sens, les centres de gravité, sur le plan opérationnel, se déclinait en trois éléments, l’organisation militaire principalement localisée au Liban Sud, le commandement, au niveau de Beyrouth et l’organisation logistique, concentrée au niveau de la plaine de la Beeka. L’utilisation de la force armée en vu de faire pression sur le gouvernement libanais s’inscrivait dans le cadre d’une des quatre directives du PM Olmert aux FDI, « imposer un nouvel ordre au LIban, particulièrement au Liban Sud ». L’idée était de forcer le gouvernement libanais à agir face aux destructions effectuées au niveau de l’infrastructure du pays.cette stratégie, pronée par le CEMA Halutz, ne fit pas l’unanimitée et ne fut engagée que de manière très limitée, par rapport aux souhaits du CEMA. La souffrance du aux bombardement devait, au niveau d’une population qui est loin de suivre unanimement le Hezbollah, être lié  à l’action agressive de la milice.

Son analyse de la stratégie du Hezbollah, sur son volet défensif, est originale: l’immersion au sein de la population sur le plan tactique est un miroir de son immersion au sein de l’organisation politique du pays. D’une certaine manière, il caractérise la compétence suprême donnée pas Sun Tzu dans le contexte stratégique: « The ultimate skill is to take up a position where you are formless. »

What is the real reality in Lebanon? Reality is that Hizbullah and its “rivals” are highly coordinated when it comes to presenting a mirage whereby Hizbullah represents the “bad guys” while the Lebanese government represents the “good guys.” In case of war, Israel would only be allowed to fight the “bad guys,” but it won’t be allowed to target the interests of the “good guys.” The trouble is that it is almost impossible to only hit the “bad guys,” while the “good guys” are immune to us.

The “good guys” and “bad guys” cooperate happily. The Lebanese government (and people) allowed Hizbullah to be the ruler. The true military force is the Hizbullah army, the important decisions are taken by Hizbullah, the border with Israel on its Lebanese side is controlled only by Hizbullah, and the power to decide whether there will be aggression from the Lebanese side is Hizbullah’s alone.

In order to prevent us from effectively fighting the Hizbullah state, the Lebanese made sure to place puppets at seemingly important posts. These puppets safeguard Lebanon’s interests (which are so important to the West) and therefore we are not allowed to target the Lebanese state. We are only allowed to fight Hizbullah.

Il revient finalement sur une caractéristique de la dissuasion israélienne, l’usage décomplexé de la violence.

The only good thing that happened in the last war was the relative damage caused to Lebanon’s population. The destruction of thousands of homes of “innocents” preserved some of Israel’s deterrent power. The only way to prevent another war is to make it clear that should one break out, Lebanon may be razed to the ground. Not only will the Lebanese government fear it, so would Hizbullah, which is so concerned about maintaining its legitimacy – this will deter the group, if it realizes that aggression on its part would result in destruction that would outrage the population and turn it against Hizbullah.

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